Essence, diesel, hybride, plugin hybride, électrique, que choisir ? Cette question, de nombreux automobilistes se la posent à l’heure d’acheter leur nouvelle voiture. En effet, le choix de la motorisation est, d’après les médias, la question numéro un pour la plupart des personnes qui envisagent d’acheter une nouvelle voiture.

Zones de basse émission, taxation contre les véhicules polluants, contribution à la lutte contre le changement climatique, les raisons sont nombreuses pour envisager une nouvelle motorisation.

D’après les données collectées par la fédération d’associations Transport & Environment, d’ici à 2025, plus de 20% du volume de production de véhicules concernera des modèles à propulsion électrique. D’après le Bureau du plan, en 2030, 36% des véhicules seront partiellement ou totalement électriques. Si à peine 1,6% des véhicules neufs immatriculés en 2019 étaient électriques, la part de ce mode de propulsion grimpera inexorablement.

Aujourd’hui, les véhicules électriques sont une solution pertinente pour les personnes qui font de petits trajets urbains. Pourtant, à moins d’avoir un garage avec une borne de charge personnelle, la plupart des habitants des villes et villages sont pratiquement contraints d’opter pour une autre motorisation vu le faible nombre de bornes de recharges disponibles en rue (la Belgique comporte actuellement 1,4 station de charge par 100 km de route, contre 29,3 aux Pays-Bas).

Comment faire pour que puissent se rencontrer l’offre et la demande de stations de charge pour véhicules électriques ?

Il y a quelques années, l’AIEG avait joué un rôle de précurseur en installant une station de charge « ZeMo » sur le parking de l’Andenne Arena. L’initiative était louable. Mais dans la pratique, le faible nombre de bornes reste une contrainte. Il y a donc lieu de rapprocher les stations de charge du domicile ou du lieu de travail des propriétaires de véhicules électriques si nous voulons réellement encourager l’émergence de ce type de carburant.

Notre assemblée vote régulièrement la création de places de stationnement pour personnes à mobilité réduite (PMR) à la demande des personnes intéressées. Ces emplacements, disposés à proximité du domicile des citoyens qui en ont le plus besoin, ne leur sont pas réservés. Ainsi ils bénéficient potentiellement à d’autres personnes de passage. 

Ne pourrait-on pas envisager, sur le même principe, d’implanter une station de charge partagée à proximité du domicile des propriétaires de véhicules électriques qui en font la demande ? Tout comme les emplacements PMR, la station de charge ne bénéficierait pas uniquement au demandeur mais à l’ensemble des habitants du quartier concerné.

À défaut de pouvoir mettre en place ce type de solution à la demande, le collège ou l’AIEG prévoient-ils d’implanter ou de faire implanter une ou plusieurs stations de charge dans chaque entité de notre commune ?

De même, peut-être serait-il opportun de prévoir l’implantation de stations de charge publiques dans le plan de voirie des projets de construction de complexes immobiliers ?

Quelle est la position du collège communal à cet égard ? L’échevin de la transition, par ailleurs président de l’AIEG, peut-il nous en dire plus quant au soutien public d’Andenne en faveur du développement du parc automobile électrique ?

Interpellation déposée au conseil communal du 27 janvier 2020.

Christian Mattart

Conseiller communal

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